Sœur Marielle, vous avez frappé à la porte des Dominicaines du Saint Nom de Jésus en 1994 et vous vous y êtes engagée définitivement par la profession perpétuelle en 2002. Pourriez-vous nous dire ce qui vous a attirée dans la vie religieuse ?

Je crois qu'il y a plusieurs axes :

  • suivre Celui qui a capté mon attention,
  • mettre en marche un besoin vital d'annoncer l'amour de Dieu,
  • œuvrer dans ce sens avec d'autres,
  • orienter ma vie vers Dieu seul.

Quelle est aujourd'hui votre activité principale et comment y répondez-vous à votre vocation ?

Je suis enseignante, Professeur des Ecoles, actuellement en C.L.I.S (Classe d'Intégration Scolaire), dans l'Enseignement Catholique.

L'ordre dominicain avance avec deux moteurs : contemplation et action, l'un entraînant l'autre. Un jour, il a été clair pour moi que le Seigneur me demandait de le servir en servant les enfants et que cela ne pouvait être séparé de la consécration religieuse.

Chaque jour de ma vie est ainsi offert dans ce service, avec en toile de fond cette interrogation : Seigneur comment aimes-tu cet enfant ? Quel est le mieux que je puisse lui donner aujourd'hui ?

Cela suppose deux connaissances : celle de Dieu, plus particulièrement celle de Jésus et celle des enfants.

Les Dominicaines du Saint Nom de Jésus vivent en communauté. Quels sont les points forts de ce choix pour vivre aujourd'hui à la suite du Christ ?

La connaissance de Dieu et le service des autres ne peuvent faire l'économie de la connaissance de soi et de l'autre.

La communauté est le lieu où chacune avance sous le regard de ses sœurs et avec elles. Cela exige un désir de vérité, l'humilité de quitter son nombril, un regard bienveillant et l'action de grâce (à voir comment chacune est aimée de Dieu, cela évite le jugement…). Au quotidien, savoir que l'on est soi-même capable du pire, ne pas se prendre la tête, user d'humour et de pardon.

Il y a l'idéal, la perfection…. mais chaque jour il y a ce que l'on est, sans prétention